4 étapes pour se libérer d’une croyance limitante : L’approche de Thomas d’Ansembourg
Avez-vous déjà eu l’impression d’être bloqué dans votre vie par des pensées telles que « je ne suis pas capable de faire ceci » ou « les choses se passent toujours mal pour moi » ? Dans cette intervention, le psychothérapeute et conférencier Thomas d’Ansembourg nous éclaire sur le mécanisme de nos propres freins psychologiques et nous propose une méthode concrète pour s’en libérer.
Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?
Selon Thomas d’Ansembourg, une croyance n’est au fond rien d’autre qu’une sorte de « jugement qui s’est enkysté et qui s’est figé ». Ce qui débute souvent comme une simple remarque ou une expérience ponctuelle finit par se transformer en une vérité absolue que l’on intègre profondément, nous enfermant ainsi dans une posture statique.
Pour illustrer ce propos, il prend l’exemple très courant de la personne qui se répète : « Je suis quelqu’un qui ne sait pas chanter ». Si l’on reste bloqué sur cette idée, on passera sa vie à refuser de chanter et à rester cloué sur sa chaise par peur de se lancer.
Le principe du « bénéfice » et du « maléfice »
L’une des clés pour se défaire de ces schémas de pensée est de comprendre pourquoi nous les entretenons. Toute croyance limitante possède ce que Thomas d’Ansembourg appelle un « bénéfice » et un « maléfice » :
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Le bénéfice caché : La croyance vient nourrir un besoin de protection. Dans le cas du chant, affirmer à son entourage que l’on ne sait pas chanter permet d’éviter le regard des autres, le jugement, la critique, et permet de s’assurer qu’on nous laisse en paix.
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Le maléfice (le coût) : En contrepartie, cette croyance vient restreindre d’autres besoins fondamentaux, comme le besoin d’apprendre, de découvrir et de s’autoriser à ressentir de la joie.
Un exemple personnel : La peur de l’engagement
Pour démontrer que ces croyances peuvent impacter des enjeux de vie bien plus importants, Thomas d’Ansembourg partage avec vulnérabilité une croyance qu’il a lui-même longtemps entretenue : l’idée que « les femmes sont contrôlantes » ou qu’être aimé signifie être contrôlé.
En décodant cette croyance, il a pu identifier :
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Son bénéfice : Cette pensée l’a protégé d’un engagement amoureux prématuré, lui évitant potentiellement de fonder une famille dans laquelle il aurait été malheureux à l’époque.
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Son maléfice : En approchant de la quarantaine, cette peur l’empêchait de construire un couple stable et d’accueillir une famille en toute sécurité.
Il a réalisé que cette crainte du contrôle provenait de la perception de la toute première relation de sa vie : celle avec sa mère. En comprenant que cet « encodage » appartenait au passé, il a pu faire la part des choses et s’ouvrir à la confiance, réalisant qu’il pouvait être aimé sans être contrôlé, et qu’il avait désormais développé suffisamment d’autonomie pour ne plus se laisser dominer.
Le processus : Passer de la contraction à l’expansion
Pour se remettre en mouvement et briser le moule, l’auteur suggère un processus d’introspection basé sur l’accueil de nos émotions :
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Identifier l’émotion ressentie : Face à votre croyance, comment vous sentez-vous (triste, en colère, frustré) ?
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Identifier le besoin inassouvi : Quel est le besoin qui demande à s’exprimer (besoin de confiance en soi, de liberté, d’apprentissage) ?
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Remercier la croyance pour son rôle protecteur : Reconnaissez la part de vous qui a eu peur à un moment donné et qui a mis cette croyance en place pour vous protéger.
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Se mettre en action : Plutôt que d’attendre que la solution tombe du ciel, passez de l’état « statique » à l’état « dynamique » en posant un petit acte concret (par exemple, s’inscrire à un cours de chant pour vérifier la croyance).
En décodant ainsi nos croyances pour comprendre quels besoins elles cachent, il devient possible de transformer l’enfermement en liberté, et de passer d’un état de contraction à une véritable expansion de soi.
Vidéo source : Comment se libérer d’une croyance limitante ? Thomas d’Ansembourg