Le bonheur ne se trouve pas, il se crée : Pourquoi votre cerveau a besoin d’action

Nous passons souvent notre vie à chercher le bonheur, espérant le « trouver » au détour d’une promotion, d’une rencontre ou d’un changement de vie. Et si cette quête passive était le cœur du problème ? Dans une conférence TEDx captivante, la psychologue Katarina Blom bouscule nos idées reçues : le bonheur n’est pas une émotion qui nous tombe dessus, ni le simple fruit de la « pensée positive ». C’est une compétence qui se travaille. Et pour y arriver, il va falloir déjouer les pièges de notre propre cerveau.

Le mythe de la pensée positive

Combien de fois vous a-t-on dit : « Arrête de t’inquiéter, sois positif ! » ? En pratique, c’est presque impossible. La science montre que notre esprit vagabonde et s’échappe de l’instant présent près de 47 % de notre temps d’éveil. Nos pensées sont automatiques et ont une vie propre.

Katarina Blom souligne une vérité libératrice : essayer de contrôler nos pensées demande une énergie colossale pour des résultats très faibles. En revanche, nous avons un pouvoir immense sur nos actions. Le bien-être ne se construit pas en essayant de penser positivement, mais en agissant positivement.

Votre cerveau veut votre survie, pas votre bonheur

Pourquoi est-il si difficile de rester joyeux ? La faute à notre héritage préhistorique. Imaginez une évaluation avec votre patron : il vous fait dix compliments et émet une seule critique. En sortant du bureau, à quoi pensez-vous ? À la critique, inévitablement.

C’est ce qu’on appelle le biais de négativité. Des études montrent que l’impact émotionnel d’un échec est plus de deux fois supérieur à celui d’un succès. Pour nos ancêtres dans la savane, être hyper-attentif au moindre danger (un prédateur potentiel) était une question de vie ou de mort. Aujourd’hui, ce mécanisme de survie est toujours actif dans notre cerveau. En résumé : votre cerveau se soucie de vous garder en vie jusqu’à la fin de la journée, il ne se soucie pas vraiment de faire de vous un survivant heureux.

Bienvenue à la salle de sport psychologique

Si l’on accepte que notre cerveau a un penchant naturel pour l’anxiété et le négatif, comment inverser la tendance ? De la même manière que l’on entretient sa santé physique : par l’entraînement.

Katarina Blom milite pour l’idée d’une « salle de sport psychologique ». Nous savons tous qu’il faut manger des légumes et faire de l’exercice pour notre corps. Mais quel est l’équivalent d’un smoothie vert ou de cinquante abdominaux pour notre esprit ? Ce sont nos habitudes psychologiques.

L’ingrédient secret : la qualité de nos liens

Quelle est donc la meilleure habitude à adopter ? La réponse nous vient de la plus longue étude jamais réalisée sur le bonheur humain. Débutée en 1938 à l’Université de Harvard, cette recherche a suivi la vie de plus de 700 personnes sur plusieurs décennies pour comprendre ce qui nous fait réellement nous épanouir.

La conclusion en 2012 a été sans appel : ce qui rend les gens heureux, ce n’est pas l’argent. Ce n’est pas la célébrité. Ce n’est pas le travail acharné. Ce sont les relations.

Attention, il ne s’agit pas du nombre d’amis sur les réseaux sociaux ou du simple fait d’être en couple. C’est la qualité de la relation qui compte : la capacité à se montrer vulnérable, à écouter véritablement et à partager ce que l’on a sur le cœur.

Passez à l’action aujourd’hui

Le bonheur est une compétence, et comme toute compétence, elle s’atrophie si on ne l’utilise pas. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez commencer votre entraînement dès aujourd’hui par une action minuscule, mais puissante : prenez votre téléphone et envoyez un message sincère de gratitude ou d’affection à une personne qui compte pour vous.

Ne cherchez plus le bonheur. Créez-le.